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IKONGO : TAUX ENCORE ÉLEVÉ DE PERSONNES PORTEUSES DU PARASITE DU PALUDISME
8 juillet 2025 – Le 3 juillet dernier, une mission spéciale du gouvernement, composée du BNGRC, du ministère de la Sa...









Le 3 juillet dernier, une mission spéciale du gouvernement, composée du BNGRC, du ministère de la Santé publique, des Forces de défense et de sécurité, ainsi que de l’Unité de la Gendarmerie de Fitovinany, de la Direction régionale de la Population et de la Solidarité de Fitovinany, est arrivée à Ikongo. L’objectif : mettre en œuvre une stratégie commune de lutte contre le paludisme dans ce district, avec pour ambition son éradication totale.
L’État prend cette situation très au sérieux et agit en urgence. Dès ce même 3 juillet, un Centre opérationnel de coordination de la lutte contre le paludisme a été mis en place et est entré en fonction immédiatement. Il regroupe tous les acteurs concernés, sous la direction du Chef de District, avec la participation des représentants des services sanitaires d’Ikongo.
Des descentes sur le terrain ont immédiatement été effectuées pour proposer gratuitement des consultations médicales ouvertes à toute la population, malades ou non, afin d’identifier les porteurs du parasite par dépistage.
Ce lundi 4 juillet, 177 personnes ont été dépistées dans trois fokontany situés dans deux communes : le fokontany de Voninkazo (commune d’Ikongo) ainsi que les fokontany de Mahasoa et d’Ambatofotsy centre (commune d’Ambatofotsy).
Résultat : 129 cas positifs, soit un taux de 73 %, la majorité étant des enfants de moins de 15 ans. Tous ont reçu immédiatement un traitement gratuit contre le paludisme.
Selon les médecins, ce sont surtout les personnes en situation de vulnérabilité économique qui sont les plus touchées, en raison d’un système immunitaire affaibli. Plusieurs facteurs aggravent également la propagation de la maladie : la peur persistante des hôpitaux et des médecins, le recours généralisé à la médecine traditionnelle, et le respect des rituels liés au décès (qui retardent l’inhumation de 3 à 4 jours), sans oublier le non-usage des moustiquaires, qu’elles soient classiques ou imprégnées d’insecticide, pourtant indispensables.
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